Fin septembre, l’État a publié son baromètre annuel sur le numérique dans les petites entreprises. 9 655 TPE et PME interrogées, c’est la plus grosse enquête du genre en France. Tous les titres sont tombés sur le même chiffre : 40 % des TPE-PME utilisent l’IA mais le chiffre qui nous a interpellé concernait ce que rapporte, ou non, le site internet d’une PME.
Le baromètre France Num 2026 en trois chiffres
Le baromètre France Num est réalisé chaque année par la Direction générale des Entreprises avec le Crédoc. L’édition 2026 a interrogé 2 869 PME et 6 786 TPE entre mars et avril. Voici les trois chiffres qu’on retient.
des TPE-PME ont au moins une solution de visibilité en ligne (site, réseaux, fiche Google)
obtiennent au moins 5 % de leurs clients grâce à Internet
utilisent au moins une solution d’IA (+14 points en un an)
Vous voyez l’écart ? 83 % des entreprises sont « en ligne ». Moins d’une sur deux en tire ne serait-ce que 5 % de ses clients. Et on parle bien de 5 %, pas de la moitié du chiffre d’affaires : la barre est basse. Autrement dit, pour la majorité des TPE et PME françaises, le site, la page Facebook et la fiche Google existent, mais ne ramènent personne. Être visible en ligne, c’est acquis. En vivre, c’est l’exception.
Ce que tout le monde a mal lu
Le sujet du baromètre, tel qu’il est repris partout, c’est l’IA. 40 % d’utilisateurs, 14 points de plus qu’en 2025, 19 % qui paient pour un outil. C’est vrai, et c’est une vraie progression. MAIS regardez à quoi elle sert : 34 % des entreprises utilisent l’IA pour générer du texte, de la voix ou des images. C’est de loin le premier usage. On produit des posts, des fiches produit, des articles, des newsletters. Plus vite, plus souvent.
Et pendant ce temps, la part d’entreprises qui tirent des clients d’Internet ne progresse que de 2 points…
On vous dit pourquoi : parce que produire du contenu et acquérir des clients sont deux métiers différents. Le premier est devenu presque gratuit. Le second ne l’a jamais été. On en parlait déjà il y a quinze jours avec l’étude Orbit Media sur l’IA et le contenu : 92 % des marketeurs utilisent l’IA, 14 % obtiennent des résultats, et aucun lien entre les deux. Le baromètre français raconte la même histoire, à l’échelle de 9 655 boîtes.
Le problème n’est pas que vous n’êtes pas en ligne. C’est que votre présence en ligne ne travaille pas.
Site internet de PME : visible, c’est le ticket d’entrée. Rentable, c’est le match.
Prenons une entreprise de 12 personnes en Alsace, mettons un installateur de pompes à chaleur. Il a un site de 2019 avec ses prestations, une page Facebook alimentée par la stagiaire de l’été, une fiche Google avec 23 avis. Il est dans les 83 %. Quand on lui demande combien de ses chantiers viennent d’Internet, il répond « quelques-uns, je crois ». Quand on regarde ses formulaires, il y a eu 9 demandes en six mois, dont 5 de démarcheurs. Il est dans les 54 % qui n’en tirent rien de mesurable, et il ne le sait même pas.
Ce cas est anonymisé mais on le rencontre toutes les semaines, et pas que dans le bâtiment. Pourquoi ça ne marche pas ? Parce qu’un site, une page et une fiche ne font pas un canal d’acquisition. Un canal, c’est quand quelqu’un cherche « pompe à chaleur Haguenau », tombe sur vous, comprend en dix secondes ce que vous faites et pour qui, et trouve un bouton pour vous appeler. À chaque étape, la plupart des sites perdent du monde : on ne les trouve pas, ils ne disent rien de précis, ou ils ne demandent rien.
Être visible, c’est avoir une vitrine. Être rentable, c’est avoir des gens qui poussent la porte.
La question à poser à votre agence web
Elle tient en une phrase : combien de clients ce site m’a-t-il apportés ce trimestre ? Pas combien de visites, pas combien d’abonnés. Des clients, des devis, des appels.
Trois réponses possibles. « 14, dont 6 signés » : parfait, on continue et on cherche comment en avoir 20. « Zéro » : au moins c’est clair, et on sait sur quoi travailler. « Je ne sais pas » : c’est la réponse la plus fréquente, et c’est déjà une réponse. Elle veut dire que personne ne mesure, donc que personne ne pilote. Le baromètre dit que 76 % des TPE-PME utilisent leurs données pour piloter leur activité. On veut bien le croire pour la trésorerie et les stocks. Pour le site, dans notre expérience, c’est beaucoup moins.
Un site dont on ne sait pas ce qu’il rapporte est un site dont on sait ce qu’il coûte.
Site internet de TPE-PME : comment passer dans les 46 %
Pas besoin de refaire le site ni d’ajouter un outil d’IA. Quatre étapes, dans cet ordre.
Mesurez d’où viennent vos contacts. Un champ « comment nous avez-vous connus ? » dans le formulaire, un numéro de téléphone traçable sur le site, et un tableau à quatre colonnes tenu une fois par mois. Ça prend une heure à mettre en place et ça change toutes les décisions qui suivent.
Choisissez un canal et travaillez-le à fond. Pour une entreprise locale, c’est presque toujours Google : la fiche, les avis, les pages par prestation et par ville. Pour du B2B, c’est souvent LinkedIn plus deux ou trois pages de site qui répondent aux vraies questions des prospects. Pas les six canaux à moitié.
Faites parler les pages qui reçoivent déjà du trafic. Sur la plupart des sites, trois pages font 70 % des visites. Vérifiez qu’elles disent pour qui vous travaillez, à quel prix ou dans quel ordre de grandeur, et comment on vous contacte. C’est là que l’IA devient utile : pour reformuler, structurer, tester des titres. Pas pour décider quoi dire.
Relancez ce qui entre. Un formulaire répondu sous 24 h convertit deux à trois fois mieux qu’un formulaire répondu le lundi suivant. Le canal le plus rentable d’une PME, c’est souvent celui qui existe déjà et que personne ne suit.
Vous remarquerez que l’IA n’arrive qu’à l’étape 3, et en soutien. Ce n’est pas qu’on est contre, on l’utilise tous les jours. C’est qu’elle ne règle aucun des trois autres points, et que ce sont eux qui font passer une entreprise de « visible » à « rentable ».
Le baromètre le dit à sa façon : l’IA n’est que la cinquième priorité d’investissement des TPE-PME pour 2026-2027 (18 %), loin derrière la facturation électronique (39 %). Les dirigeants ont les pieds sur terre. Leur site devrait aussi.
Et c’est ça la valeur ajoutée de votre agence web
Chez Tiz, on fait des sites internet pour les TPE et PME et du référencement depuis 2006, pour plus de 8 400 clients, dont beaucoup de TPE et PME du Grand Est.
On a vu le web passer de « il faut un site » à « il faut être sur Facebook » à « il faut utiliser l’IA ». À chaque vague, les mêmes 83 % ont suivi, et les mêmes 46 % en ont tiré des clients. Ce qui les distingue, ce n’est jamais l’outil. C’est qu’ils savent ce qu’ils attendent de leur présence en ligne, et qu’ils le mesurent.
Notre travail, ce n’est pas de vous rendre visible. Ça, vous l’êtes déjà. C’est de vous dire si votre site décore ou s’il travaille, et de le faire travailler. Y compris quand la réponse est « votre site est très bien, c’est votre fiche Google qui est vide » ou « arrêtez les posts, répondez à vos formulaires ». Vous dire que votre stratégie ne vous emmène nulle part, c’est notre spécialité. Vous pouvez regarder comment on construit une stratégie éditoriale ou nos offres d’agence web, mais le plus simple est encore d’en parler.
Votre site vous rapporte des clients, ou il décore ?
Trente minutes, offertes. On regarde votre site, votre fiche Google et vos formulaires, et on vous dit d’où viennent vos contacts, ce qui bloque et par quoi commencer. Vous repartez avec une liste d’actions, que vous travailliez ensuite avec nous ou non.
Source : Baromètre France Num 2026, Direction générale des Entreprises et Crédoc, enquête auprès de 9 655 TPE et PME réalisée du 23 mars au 18 avril 2026, publiée le 28 septembre 2026. Communiqué du ministère de l’Économie. L’exemple d’entreprise est anonymisé.
